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Jeudi 12 Septembre 2013

La Fabrique de Frivolité un extrait

Le fameux "Point d'Alençon"

Maître Aragon anime une vente rarissime à l'Hôtel des Ventes d'Alençon...
Un bas d'aube en Point de France. De l'époque de Louis XIV,ses dimensions sont exceptionnelles : 320 cm de long sur 60 cm de hauteur.
- Quelques mots sur le Point de france peut-être ?
- C'est une dentelle en fil de lin, exécutée à l'aiguille. Cette technique à l'aiguille est typique du grand siècle, et correspond à l'origine de la production de dentelle en France, lors de la création des Manufactures royales, en 1665. En particulier à Alençon, à l'initiative de Colbert, qui voyait dans cette production française le moyen de réduire le déficit de la balance commerciale, notamment avec l'italie et la vogue du Point de Venise. Les pièces produites, pièces d'apparat, étaient destinées aux vêtements de cour. Une distinction rapide : Point de Venise, Point de France, Point d'Alençon et Point d'Argentan. Les premières dentelles adaptées du Point de Venise créées en france dans les Manufactures royales sont dénommées Point de France. Cette technique nécessite dix opérations successives correspondant à autant de métiers ce qui permettait une réalisation à la fois plus rapide et le maintien d'un secret de production. Chaque dentellière maîtrisait une étape. Les dentellières d'Alençon développent une technique propre, probablement plus raffinée, qui est baptisée Point d'Alençon. Ce bas d'aube, consiste en un volant circulaire de grandes dimensions, destiné à être fixé au surplis porté sur la soutane d'un ecclésiastique de haut rang. il est attribué à Jacques Bénigne Bossuet....

- 12:56 - rubrique La Fabrique de Frivolité - Permalien

Samedi 24 Août 2013

La Fabrique de Frivolité.... un extrait...

L'élaboration du menu donna lieu à des échanges vifs...
"La question des liquides était autrement plus épineuse. Certains n'osaient s'exprimer librement, mais ils n'étaient pas loin de penser que la cave normande ne soutiendrait pas la comparaison avec la bordelaise.
Bien leur en prit d'avancer prudemment. Le Breton soutint qu'un poiré et un cidre, bien sélectionnés, étaient les boissons appropriées, tandis qu'Hervé proposait d'introduire quelques produits vinicoles des terroirs avoisinants.
Il fallut tout le talent politique et diplomatique de Thomas pour arriver à tempérer les esprits et conclure un compromis.
Poiré et cidre, à l'évidence, et un bon vieux Chinon, au moins pour la dégustation des fromages affinés à point.....
... Vincent vint fort à propos à la rescousse de Thomas. Le match - c'est ainsi qu'il envisageait la rencontre - selon lui, se gagnerait au dernier round. C'est au pousse-café que les Normands sortiraient leur botte secrète.
Vincent était même prêt à mettre sa réserve personnelle à contribution.
On dégusterait un Calvados. Pas une "goutte", pas un calva de l'année, ni "une fine", ni une "réserve", pas un "hors d'âge", pas même un "Napoléon", un Calvados de leur terroir, un Domfrontais, avec sa touche de poire, qu'il est convenu de désigner sous l'appellation "rareté", un liquide ayant séjourné un siècle dans un fût de chêne, introuvable sur le marché (pas seulement une question de prix mais de stock), ne craignant pas la confrontation avec le prestige d'un Yquem, d'un Cheval Blanc, d'un Ausone ou de quelque Haut-Brion.
En tout cas pas du ratafia !
C'est là qu'on attendrait les Bordelais ! C'est à ce moment qu'on jugerait de la qualité de leur palais !

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