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Samedi 19 Mai 2007

Remerciements aux Archivistes et Bibliothécaires

Avant de vous lancer dans la lecture de "La Belle Confiance" ne manquez pas de lire l'avertissement au lecteur. Il précise ma démarche et présente des remerciements auquels je tenais, d'autant plus qu'ils s'adressent à des collégues.

Avertissement au lecteur

Bien évidemment, il y a la part du romanesque, mais sur le fond, les faits historiques sont bien là, les textes cités sont authentiques.

Merci aux Archivistes (municipaux, départementaux) aux Bibliothécaires, responsables des fonds anciens. Votre travail de conservation a été essentiel pour me permettre de conduire mon entreprise : faire revivre les grandes heures du fleuve.

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Lundi 07 Mai 2007

présentation ou pitch ?


Présentation ou pitch ?

Dans les médias  le mot à la mode est pitch.  Vous n’entendrez

plus l’animateur ou le journaliste vous demander : quelle est

l’histoire de votre roman? Ou bien pouvez-vous, nous le

présenter ? Non la question est : quel est le pitch ?

Alors présentation, argumentaire de vente ou pitch, à vous

de choisir ? et de réagir ?

 Voici une présentation parmi d’autres….

 

 La Loire, sauvage et indomptable

Une véritable déclaration d’amour à la Loire et à ses

acteurs Au milieu du XIXe siècle, entre Nantes et Orléans,

Jean, dit Tourangeau, n’a qu’une seule passion : la Loire.

Marinier sur sa fidèle gabare La Confiance, il fait vivre

 tant bien que mal sa petite famille. Bravant le fleuve indomptable

et son lot de malheurs et de noyés, irréductible, il s’oppose à

l’arrivée de la vapeur et du chemin de fer.

Seul, résigné face au fleuve qui lui a enlevé l’un après l’autre

ses compagnons de labeur, il va, contre toute attente, se lier

 d’amitié avec un colporteur idéaliste.

Marie France Comte a su, dans un style vivant, bouillonnant,

 tantôt langoureux, à l’image du fleuve le plus long de France,

allier subtilement la fiction romancée et la réalité historique.

Plus qu’un roman, La Belle Confiance est aussi une réflexion

sur la révolution Industrielle et les mutations qu’elle entraînera

 au XXe siècle. Pendant cette époque troublée, malmenée par

 les révolutions politiques et industrielles, elle nous dresse le

 portrait d’une famille qui se détourne peu à peu du fleuve pour

construire son avenir à la force du poignet, laissant Tourangeau

avec son statut de dernier marinier.

 Editions de l’Ecir


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Lundi 23 Avril 2007

Pour en savoir plus

Un roman historique sur fond de Loire

A partir d’une documentation sérieuse, d’une recherche approfondie, l’objectif était de faire partager à un large public, en empruntant la forme romanesque plus attrayante que l’étude documentée, la vie du peuple des mariniers.

En 1825, l’activité économique s’organise autour du fleuve. Les mariniers travaillent selon des habitudes ancestrales, ils sont loin de penser que quelques décennies plus tard l’introduction du bateau à vapeur va venir bouleverser les règles établies. La concurrence s’installe mais les jeux ne sont pas faits. Chaque camp croit détenir des atouts. Mais l’avènement du chemin de fer portera un coup définitif à la marine de Loire, à voile comme à vapeur.

Ces mutations économiques historiques sont riches d’enseignement sur les crises économiques. Elles mettent en évidence un phénomène constant, le caractère répétitif de la nécessaire adaptation des comportements humains aux évolutions techniques. Selon leur mentalité les hommes anticipent les changements, s’adaptent avec bonheur alors que d’autres se montrent hostiles par principe et se posent en farouches adversaires. L’avenir des mariniers compte peu par rapports aux enjeux financiers du chemin de fer, porteur du progrès. L’issue du combat ne fait bientôt plus de doute.

C’est alors que la Loire, comme dans un dernier sursaut se révolta comme jamais, comme si elle volait au secours des mariniers, comme si elle avait décidé de rappeler à tous, sa présence.

Comment arrêter le flot dévastateur ?

« Sur le canal la brèche s’agrandissait à chaque instant. Des pans de terre s’affaissaient laissant filer le flot, conquérant invincible de la ville. Faisant fi de leurs biens, pour sauver les habitants et engageant peut être une dernière fois la lutte avec le fleuve, les mariniers n’hésitèrent pas à couler leurs embarcations. »…

« Tourangeau ne laissa à personne le soin de couler « La Confiance ». Il saisit une hache… Il criait, hurlait sa rage. C’était sa façon de dissimuler aux autres qu’il réglait ses comptes avec cette maudite rivière. Il déversait sa colère, il l’insultait, il lui disait son mépris, il la maudissait comme un homme épris voyant s’éloigner la femme adorée lui crie sa haine, son dégoût parce qu’il ne peut lui dire qu’il l’aime… Sacrée rivière, tu as rempli ma vie. Bientôt tu n’attireras que des regards sans passion. Plus personne ne sera attentif à tes soubresauts, à ta langueur. Loire, ta respiration ne sera plus suivie par personne…. »

Grands faits historiques, mais surtout petits événements locaux sont évoqués au fil du roman qui, au-delà des personnages fictifs, prennent valeur de documents.

La Loire demeure encore un fleuve mythique. Ses crues exceptionnelles sont une menace permanente (1846 : 7 m 15 d’eau dans la ville de Tours ; débit variable de 8 m3 seconde quand elle n’est plus qu’un fleuve de sable, à 8000 m3 seconde quand ses eaux enflent démesurément)

Depuis la fin du 19e siècle la navigation a disparu, mais chaque année resurgissent des projets de gabare, d’aéroglisseur, de bateau de croisière… capables de déjouer les pièges du fleuve… bref chacun entretient l’illusion que les dizaines de voiles évoluant sur le fleuve, fixées par la gravure ne sont plus de papier mais des objets palpables qui nous entraînent dans une descente de Loire…

Le bateau ivre de Rimbaud continue ses ravages…

Aujourd’hui, La Loire et ses paysages sont inscrits au patrimoine de l’humanité, signe d’un changement de perception.

Les villes, Orléans, Blois, Tours, Saumur, Nantes, qui avaient oublié leur passé fluvial, retrouvent leurs racines et se tournent à nouveau vers leur fleuve et lui donnent une place centrale dans leur développement touristique et festif.

Les mariniers ont disparu, mais la Loire reste, éternelle !

Moi, je lui serai fidèle ma vie durant, elle est un peu ma madeleine de Proust.

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